Réduire l’impact carbone d’une clinique vétérinaire
Bonnes pratiques et exemples concrets
Entre les déchets consommables, les déplacements professionnels ou encore les impressions papier, une clinique vétérinaire peut générer une empreinte carbone bien supérieure à celle imaginée. En effet, l’impact carbone du secteur médical représente 6 à 8% des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales. Comment réduire l’impact carbone d’une clinique vétérinaire ? Dans cet article nous reviendrons sur des exemples concrets et nous proposerons des mémos pour faciliter la gestion des déchets en clinique vétérinaire.
1. Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas
La gestion des déchets se réfléchit en amont de leur production. Dès le processus d’achat, nous déterminons les déchets que nous allons générer.
Pour réduire le gaspillage et limiter les émissions de GES, quelques méthodes peuvent être mises en place. En effet, il est important de commencer par refuser les prospectus inutiles et par dématérialiser ceux qui peuvent être accessibles en ligne. De plus, pour réduire le poste « transport » dans la clinique vétérinaire, il est possible, pour la mobilité du personnel, de favoriser les mobilités douces (transports en commun, vélo) et d’optimiser les tournées du vétérinaire. Finalement, pour connaître les postes émetteurs de GES dans une clinique, il est possible de réaliser un bilan carbone de la clinique grâce à des sites tels que goodplanet.org ou nosgestesclimat.fr.
2. Le vétérinaire est acteur de première ligne
Dans le contexte du One Health (Une seule santé), le vétérinaire est un acteur essentiel dans la réduction de l’impact environnemental des soins. Cela passe notamment par :
- une prescription raisonnée des médicaments, en limitant le gaspillage ;
- l’adaptation des quantités prescrites aux besoins réels de l’animal ;
- l’information des propriétaires sur la gestion des déchets issus des soins vétérinaires.
Le vétérinaire et les ASV sont notamment en première ligne pour la gestion des déchets au DASRIA (Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux et Assimilés). En effet, l’impact carbone du DASRI est 3 fois plus élevé que celui des ordures ménagères. Il est donc primordial de ne mettre au DASRIA que les déchets ayant réellement un risque infectieux pour les êtres vivants et l’environnement.
3. Les pistes de réflexions pour diminuer les déchets produits par l’activité vétérinaire
Enfin, voici quelques réflexions et exemples pour limiter l’émission de déchets en clinique vétérinaire d’après les fiches mémos de l’AFVAC Écoresponsabilité.
La réflexion doit finalement s’inspirer des 5R (Refuser – Réduire – Réutiliser – Recycler – Rendre à la terre) pour se rapprocher de la neutralité carbone dans la clinique vétérinaire.
- Pour en savoir plus : https://academy.royalcanin.com/fr/veterinary/the-21st-century-sustainable-practice
- Notre charte RSE ici
- Sources : Écovéto, QUALITEVET et AFVAC Écoresponsabilité